Le Potez 25 de la Croisière Africaine

Mais Michel Flora rêvait de faire voler un Potez 25. Celui du musée de l’air ne pourra pas voler, comme tous les avions du musée. Alors Michel Flora entreprend l’étude et la construction d’un deuxième Potez 25 qui sera identique à ceux qui ont participé à la croisière noire. Il reçoit l’aide Mr Roland Potez qui lui fournit la matière première et fabrique certaines pièces.

2016 : Malheureusement, en 2016, Michel Flora doit se résoudre à arrêter la construction du Potez 25 pour raison de santé.


Cependant, bien qu’il ait été conçu pour voler, le Potez 25 remis au musée de l’Air ne pourra pas voler suite à la décision du Musée de l’Air et de l’Espace d’interdire de vol tous les avions des collections nationales.

Michel Flora fut énormément déçu. Son but était de faire voler le Potez 25 de l’aéropostale et de l’amener en vol à l’aéroport du Bourget.

Michel Flora rêvait de faire voler un Potez 25 ? Qu’à cela ne tienne il suffit d’en construire un deuxième.

Mais quel modèle choisir ? Pourquoi pas ceux de la croisière noire ? Il s’agit d’un Potez 25 de l’armée de l’air, mais qui avait été désarmé.

La croisière noire est une véritable aventure dont l’état d’esprit correspond à celui de M Flora.

Dès 1995, Michel Flora fait l’étude de la construction du Potez 25 de la croisière africaine pour le faire voler. Il commence à rechercher de la documentation sur cet appareil, sur son histoire et ses équipements, en finançant son entreprise sur ses fonds propres et avec l’aide de Mr Roland Potez qui fournit la matière première.

Il va travailler 2 jours par semaine à Ivry près de Paris où il travaille sur l’avion de l’aéropostale avec le dernier bénévole, son ami Gilbert Sutter. Pour la petite histoire, il fabriquait toujours une pièce supplémentaire. La première lui servait pour les réglages et s’il avait réussi ses réglages du premier coup, il avait ainsi deux pièces réussies. Puis il s’est mis à faire trois pièces au lieu de deux.

Chez Potez Aéronautique ou Air France, chaque fois qu’il fallait faire une pièce il était nécessaire de fabriquer un chantier de fabrication (gabarie de détourage, de perçage, de montage, pièces de forme). Il demandait aux compagnons qui les avaient fabriqués de les lui donner. Ce qu’ils faisaient de bon cœur, au lieu de les envoyer à la ferraille.

Son ami Albert Aracil, ancien tourneur rencontré au début de sa carrière dans l’atelier de force motrice des pneumatiques de la direction technique des PTT à Paris, avait pris sa retraite à Leguevin près d’Agen. Il avait installé un tour dans son sous-sol et proposa à Michel Flora de faire des  pièces au tour pour l’avion de l’aéropostale. Chaque fois que Michel Flora descendait à Aire sur l’Adour chez monsieur  roland Potez, il s’arrêtait le soir à Leguevin. Michel Flora lui parla de son projet de 2ème Potez 25, celui de la croisière africaine. Son ami accepta de faire les pièces en double pour cet appareil.

Michel Flora avait réalisé de nombreux chantier pour le Potez 25 de l’Aéropostale. Il les avait gardé et lui servirent pour le deuxième avion. Son objectif était d’avancer au maximum l’avion de l’aéropostale et de continuer à approvisionner et à réaliser les pièces pour le deuxième avion.

Dès la remise du Potez 25 de l’aéropostale au Musée de l’Air, en 2009, Michel Flora entreprend la construction du 2ème Potez.

2016 : Michel Flora dans son atelier des Maillys

Malheureusement, en 2016, Michel Flora doit se résoudre à arrêter la construction du Potez 25 pour raison de santé et doit abandonner son projet .

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